Juste avant le Bac, Laura décide de partir en Allemagne, au bord de la Baltique, comme jeune fille au pair. Avant son départ, elle se taille elle-même les cheveux, manière de se couper de sa famille, de fuir l’ambiance étouffante de cette maison engluée dans le deuil après la mort de du petit dernier de quinze ans.
Commence alors une aventure étrange, une année étrangère dans tous les sens du terme. La langue, tout d’abord, où les dialogues sont difficiles lorsqu’on ne sait pas argumenter dans la langue de l’autre :
Je ne dispose pas des adverbes qui me permettraient de nuancer mon refus, tous ces petits mots qui enrobent la langue et sont comme des béquilles, qui colmatent ici, amortissent là. Savoir parler une langue étrangère, c’est bien cela : être dans le confort de la demi-teinte, dans le doigté de la nuance. Et je suis loin d’être capable de parler, je m’en rends compte avec douleur chaque jour.

Chine, Delphine et Stéphane ont quatorze ans. Ils ont été admis à l’École de danse de l’opéra où ils sont internes, et leurs regards croisés nous font pénétrer ce monde plein d’exigences. Entre désir de dépassement de soi pour atteindre la perfection d’un pas, volonté de faire partie des sélectionnés pour la deuxième année et émois adolescents, l’auteure nous livre un portrait tout en nuances et en sensibilité de ce monde si particulier, si fermé des petits rats de l’opéra. 
Cet épais roman (presque sept cents pages) commence par un chapitre aussi palpitant que dérangeant : la première traque de Lorca Varese, son examen de passage. Lorca réussit :
Benjamin Teillac est ambulancier, il travaille en tandem avec son ami de toujours, David, qui prend soin de lui. Car Benjamin va mal. Sa femme Sylvie l’a quitté et son fils ne veut plus le voir, en plus voilà que ses crises d’épilepsie reprennent, de plus en plus violentes. Il sait qu’il risque de perdre son travail qui est sa raison de vivre, et il est prêt à tout pour juguler la maladie, y compris participer à l’essai thérapeutique très risqué que lui propose sa neurologue.