Marie Darrieusecq a emprunté son très beau titre à un vers de Rainer Marie Rilke dans Élégies de Duino. Le grand poète allemand joue un rôle clé dans le roman-biographie de Marie Darrieusecq, d’ailleurs, peut-on parler de biographie quand les éléments de la vie de Paula Becker avant sa vie de peintre ne prennent que quelques pages ?
Paula Modersohn-Becker n’a vécu que trente-et-un ans, elle est morte dix-huit jours après la naissance de sa fille Mathilde.
Entre les deux, elle s’est installée à l’âge de vingt ans dans la communauté d’artistes de Worpswede et elle a peint. Beaucoup. Intensément. Elle a écrit aussi, car Paula appartient à une famille où l’on aime écrire. Des lettres et des textes magnifiques qui seront connus après sa mort grâce à sa mère.


Sur la page de couverture, une ravissante Bimbo à la robe rose bonbon très chic baisse ses faux cils avec modestie, son crâne décalotté servant de réceptacle pour la brosse des WC.
Je suis sûre que vous avez tous vu un jour ou l’autre un dessin de Gary Larson. Celui où les vaches et les poules discutent théorème mathématique, par exemple. Surgit le fermier ; on n’entend plus que des « Meuh » et des « Cot cot »…