Le mot de l’année 2016 selon l’Oxford Dictionaries est “post-truth”. L’anglais possède une capacité que ne connaît pas le français de créer facilement de nouveaux mots évocateurs. Post-truth, nom désignant une vérité reconstituée a-postériori, il est difficile de trouver un équivalent qui reste à créer dans notre langue.
Le dictionnaire le définit comme un substantif « relatant ou indiquant des circonstances dans lesquelles les faits objectifs sont moins importants pour faire changer l’opinion publique que les appels à l’émotion et à la croyance personnelle ».

Photo Mediapart
Le mot « post-truth » a été beaucoup employé après les attaques répétées du président Trump accusant les journalistes de propager des fausses nouvelles pour le desservir. Bien sûr qu’il y avait plus de monde pour son investiture que pour celle d’Obama, les médias avaient falsifié les images. Les médias ne l’aiment pas, ils veulent sa peau, il ne se laissera pas faire. Sa vérité triomphera.

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Marie Darrieusecq a emprunté son très beau titre à un vers de Rainer Marie Rilke dans Élégies de Duino. Le grand poète allemand joue un rôle clé dans le roman-biographie de Marie Darrieusecq, d’ailleurs, peut-on parler de biographie quand les éléments de la vie de Paula Becker avant sa vie de peintre ne prennent que quelques pages ?
Sur la page de couverture, une ravissante Bimbo à la robe rose bonbon très chic baisse ses faux cils avec modestie, son crâne décalotté servant de réceptacle pour la brosse des WC.