Impossible de décrire L’univers impitoyable de Gary Larson.
Il faut regarder le dessin, fluide, presque enfantin, et être sensible au nonsense anglo-saxon.
C’est un livre qui a été publié il y a plus de trente ans, la préface était de Cavanna. Il montre des humains d’une bêtise et d’une arrogance crasse : les temps se prêtent à la lecture ou à la relecture de ces dessins jubilatoires,
Je suis sûre que vous avez tous vu un jour ou l’autre un dessin de Gary Larson. Celui où les vaches et les poules discutent théorème mathématique, par exemple. Surgit le fermier ; on n’entend plus que des « Meuh » et des « Cot cot »…
Les éditions Dupuis ont repris les dessins de Gary Larson en cinq volumes, autour des années 2000. On doit les trouver plus facilement que le livre dont je vous parle, mais il figure sans doute dans votre bibliothèque préférée, Gary Larson échappant souvent au redoutable « désherbage » des bibliothécaires quand il faut faire de la place sur les rayonnages.
Gary Larson
Presses de la Cité, 1984
ISBN : 978-2-258-02386-4

Malgré son titre platement racoleur, ce livre n’est pas un hommage aux vies de papier mais à la littérature même et à tous ses passeurs. Cela commence par les écrivains qui sont souvent dépassés par leurs héros et sont amenés à écrire des phrases qui les confondent par leur vérité. Cela continue par les libraires et les traducteurs. Les libraires offrent l’objet livre dans leur établissement et les traducteurs permettent aux lecteurs qui ne connaissent pas la langue d’origine d’avoir connaissance d’une œuvre.
Dès les prémices de son œuvre, mais elle ne le savait sans doute pas, l’univers de Carine Fernandez était circonscrit par les éléments forts de sa vie : révolte devant un univers familial étouffant et inscription de ses textes dans les lieux de sa fuite, au Moyen-Orient. Beyrouth, Djeddah, Le Caire. Trois ans à Chicago, puis douze en Arabie Saoudite. Cette étrange Ulysse est retournée en France, mais est-elle vraiment revenue ?