Le beau site de la revue de spécialistes en art nous explique la différence entre copie, imitation, contrefaçon et faux avant de se proposer d’authentifier les œuvres que les internautes voudront leur soumettre, parce qu’il faut se méfier, les faussaires sont partout !
Que l’on se rassure, pour éviter d’être dupe, il faut soumettre leurs achats à expertise, car :
Pour un expert, la première impression, la plus instinctive, est souvent la bonne. Avant de parler « analyse scientifique », il examine le style, « la main » de l’artiste. Quand il connaît bien la manière d’un artiste, l’expert se fonde souvent sur cette intuition première et cherche à la confirmer.
Ces belles phrases pleines d’assurance/ de morgue/ d’inconscience (au choix) datent de janvier 2020 et ne manquent pas de sel quand on regarde l’illustration de l’article. Continuer la lecture

Qui n’a entendu parler ces derniers jours de cette fameuse banane scotchée sur un mur blanc vendue aux enchères six millions de dollars chez Sotheby’s à New York ? Tout le monde se moque, de nombreux détournements humoristiques fleurissent ici et là, mais tout le monde en parle. Et grâce à ce battage médiatique, la fameuse banane de l’artiste Maurizio Cattelan a atteint le statut d’objet d’art, tout comme l’urinoir de Duchamp, son illustre prédécesseur.
Patience Portefeux, issue d’une famille de fraudeurs d’envergure, végète depuis vingt-cinq ans comme traductrice de l’arabe pour le ministère de la Justice. Elle a cinquante-trois ans, une mère en EHPAD dont il faut payer la pension et deux honnêtes filles qui ne roulent pas sur l’or. Lorsqu’elle a l’occasion de voler une grosse cargaison de cannabis, les gènes familiaux se réveillent.