Archives de l’auteur : Nicole Giroud

Proposition numéro quatre : Je veux une vie

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Je veux une vie…

Voici le souhait de Boris Vian, mais vous, quelle vie voulez-vous ?

Commencez votre poème par « Je veux une vie » autant que vous le voudrez !

N’hésitez pas à délirer, rêver, rire ou émouvoir, selon votre humeur du moment :

Je veux une vie en forme d’arête

Sur une assiette bleue

Je veux une vie en forme de chose

Au fond d’un machin tout seul

Je veux une vie en forme de sable dans des mains

En forme de pain vert ou de cruche

En forme de savate molle

En forme de faridondaine

De ramoneur ou de lilas

De terre pleine de cailloux

De coiffeur sauvage et d’édredon fou

Je veux une vie en forme de toi

Et je l’ai, mais ça ne me suffit pas encore

Je ne suis jamais content

Boris Vian, « Je veux une vie en forme d’arête » extrait de Dernier recueil.

Fin du confinement des vaches

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C’est un meuglement qui m’a alertée la semaine passée. Dans le grand pré qui domine notre maison et qui s’appelle la Pension, les vaches s’agitaient comme des enfants surgissant dans la cour de récréation : et que je cabriole, et que je cours, et que j’exerce mes pattes engourdies par des mois de confinement dans l’étable !

Certaines se hasardaient à des divertissements nettement moins enfantins et se chevauchaient en un désir confus que l’insémination artificielle avait fourvoyé. D’autres encore, placides, commençaient très vite à brouter l’herbe tendre après tout ce foin ingurgité pendant la saison froide. Avaient-elles connu des rêves de printemps alors qu’elles avaient à peine besoin de se pencher vers la mangeoire ? Si proches les unes des autres, dans la chaleur et l’intimité de l’écurie, soumises au rythme des soins et de la traite, leur placidité leur permettait d’attendre ce moment où les portes de l’écurie s’ouvriraient grand sur le soleil, et la douceur, et l’herbe reverdie.

J’aime ce moment où les vaches retrouvent le pré et meuglent d’une manière particulière, comme si l’hiver n’existait plus, comme s’il ne reviendrait plus, remplacé par l’espace, le soleil, et l’herbe grasse. Les bêtes dans la Pension vibrent d’une effervescence unique ; bientôt ce moment de jubilation se calme puis s’éteint. Les vaches redeviennent de placides ruminants, tôt dans l’après-midi elles vont se masser devant le passage qui les mènera à l’écurie. Nostalgie de l’espace clos où la nourriture est facilement accessible ? Envie de la traite ? Comment savoir…

Dès le lendemain tout est rentré dans l’ordre. Les vaches se suivent à la queue-leu-leu en direction de leur prochaine pâture. Toutes les vaches ? Pas tout à fait. Au bout d’un moment mon mari qui travaille dans le potager voit passer notre jeune voisin avec une vache.

— Elle est restée endormie, assure-t-il, un sourire au coin des lèvres.

La vache curieuse

La vache endormie est vraiment curieuse

Nous ne résoudrons pas plus l’énigme de cette vache solitaire : à la campagne on aime rire et les trouvailles ne manquent pas de saveur. Cette vache soi-disant restée endormie, c’est comme un enfant ou un adulte qui aurait pris ses aises pendant son propre confinement et qui peine à recouvrer le train-train quotidien après la période exceptionnelle que nous sommes en train de vivre.

Les vaches, de leur côté, connaissent un confinement annuel, ce qui leur apporte une sorte de supériorité sur les humains. Reste l’ivresse de ce premier moment après l’enfermement.

Proposition numéro trois : le hasard vient tout bouleverser

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Proposition numéro trois

Cette découverte vous projette dans le passé ; repensez à cette période où vous étiez heureux et où un événement a changé le cours des choses. Racontez-le.

Si cette situation nouvelle a été provoquée par une personne, et non un événement comme celui que nous vivons en ce moment, vous pouvez faire le portrait de celle-ci.

Dans tous les cas, vous démarrez avec la découverte, vous faites un détour par des événements passés avant de revenir à l’instant présent.

Proposition numéro deux : la découverte

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Vous avez fait l’inventaire précis de votre chambre, bravo ! Vous avez constaté que cela vous a donné envie de faire quelques rangements, la période semble propice à l’exercice… Plutôt que de ranger pulls et pantalons par couleurs ou matières, stimulé par l’inventaire, vous avez remué les meubles, vidé les tiroirs et trouvé… quoi au juste ? Un bijou ? Une photo ? Une lettre ? Un dessin ? Un mot d’amour ? À vous de le déterminer.

Racontez cette découverte : les circonstances, les gestes, et enfin cet objet que vous n’attendiez pas ou plus et qui vient bouleverser votre quotidien, réveiller vos souvenirs.

Cette fois, pas question d’un inventaire, nous sommes dans l’action et surtout l’émotion, et cette émotion, qu’elle soit positive ou négative, vous devez nous la faire partager.

Une seule contrainte : ne faites pas le portrait de la personne à laquelle ce que vous avez trouvé vous fera penser, parce que cela entrera dans le cadre de la proposition numéro trois…

À vos plumes et claviers !